Explorations espagnoles sur la côte sud-américaine entre 1499 et 1500 : Ojeda, Pinzón et Diogo de Lepe.
C’est avec la découverte de l’Amérique par le Génois Christophe Colomb, au service des royaumes de Castille et León, que débuta une série d’explorations maritimes du Nouveau Monde.
Christophe Colomb fut, sans le savoir, le premier à apercevoir les terres du nord de l’Amérique du Sud en 1498, lors de son troisième voyage vers ce qu’on appelait alors les Indes occidentales.
Peu après, des navigateurs espagnols ont atteint le territoire qui appartient aujourd’hui au Brésil, avant les Portugais. Parmi eux, on peut citer Alonso de Ojeda, Vicente Yánez Pinzón et Diogo de Lepe.
Primeiros contatos espanhóis com o litoral brasileiro entre 1499 e 1500
1. Voyage d’Alonso de Ojeda
Alonso de Ojeda quitta l’Espagne au milieu de l’année 1499 dans le but de poursuivre les explorations de Christophe Colomb dans la région de Paria (aujourd’hui le Venezuela).
Le cartographe Juan de la Cosa et le Florentin Amerigo Vespucci l’accompagnaient. Selon Vespucci, ils auraient atteint, le 27 juin de cette année-là, des terres situées à 5° de latitude sud, donc déjà au Brésil.
Cependant, le commandant lui-même a déclaré que le point atteint se situait à 4,5° de latitude nord, en dehors du territoire brésilien actuel.
Quant au lieu du débarquement, les avis divergent : Varnhagen (suivi par Rodolfo Garcia) le situe près de l’embouchure de l’Açu, dans le Rio Grande do Norte ; Vignaud, biographe de Vespucci, propose plutôt près du cap de São Roque.
Cependant, pour Joaquim Caetano da Silva, Capistrano de Abreu et le baron du Rio Branco — dont les positions sont considérées comme plus fondées —, Ojeda aurait atteint la côte sud-américaine à environ 200 lieues au sud de la péninsule de Paria, donc en dehors du territoire brésilien.
La péninsule de Paria se situe au nord-est du Venezuela.
2. Viaje de Vicente Yáñez Pinzón.
Une autre expédition espagnole, commandée par Vicente Yáñez Pinzón, partit à la fin de l’année 1499 en direction de l’Amérique du Sud.
Parti de l’une des îles du Cap-Vert, il mit le cap au sud-ouest et, après avoir franchi la ligne de l’Équateur, atteignit le 26 janvier 1500 un cap qu’il baptisa Santa Maria de la Consolación.
Depuis le XVI^e siècle, ce point a été identifié comme étant le cap Saint-Augustin (actuel Pernambuco), bien que Varnhagen ait suggéré qu’il s’agissait plutôt de la pointe de Mucuripe (Ceará) et que, plus récemment, Thomaz Pompeu Sobrinho ait indiqué Ponta Grossa ou Ponta da Jaburana, toujours dans le Ceará.
Une fois arrivé au cap, Pinzón prit possession des terres au nom de l’Espagne, navigua vers le nord, rencontra la résistance indigène, découvrit ce qu’on appelle le « Mar Dulce » (généralement associé à l’embouchure de l’Amazone), atteignit le cap Saint-Vincent, aujourd’hui connu sous le nom de cap Orange, près du fleuve appelé Vicente Pinzón (l’actuel Oiapoque), et poursuivit sa route à travers les Guyanes et le Venezuela jusqu’à l’île Hispaniola.(Haïti).
Malgré les incertitudes qui subsistent quant aux détails du voyage, l’expédition de Pinzón est considérée, sur la base des recherches historiques menées jusqu’à présent, comme la première découverte avérée du littoral brésilien par des navigateurs étrangers.
Seul Duarte Leite a contesté cette priorité, sans toutefois susciter beaucoup de soutien.
Quant à la date d’arrivée sur la côte, outre le 26 janvier, la date du 2 février, jour dédié à sainte Marie par l’Église, a également été suggérée.
3. Voyage de Diogo de Lepe
Presque dans le sillage de Pinzón, toujours en 1499, une autre petite expédition, commandée par Diogo de Lepe, partit d’Espagne.
Il atteignit également le cap Saint-Augustin, mais contrairement à Pinzón, il explora d’abord la côte vers le sud ; ce n’est qu’ensuite qu’il reprit la route vers le nord, passant par le cap du Bon-Prisme (que beaucoup identifient comme le cap Saint-Roch, bien que Varnhagen ait suggéré la pointe de Jericoacoara, dans l’État du Ceará), jusqu’à atteindre les Antilles.
Il est probable que Le Pe s’en soit rendu compte lorsqu’il a réalisé qu’il se trouvait dans des eaux sous domination de la Couronne portugaise, au sud, et qu’une exploration ou une prise de possession par les Espagnols aurait été illégitime.
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